Dessiner pour trouver la paix

Dessin-méditatif.fr est le fruit d’un constat, empirique, sur ma propre personne : je dessine quand je suis stressée, angoissée.

A vrai dire, tout à commencer pendant le confinement.

Maman séparée de deux enfants, j’avais entrepris de les occuper pendant que mes journées n’étaient qu’enchaînements de visio-conférences et travail sur l’ordinateur.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’ en retrouvant une boîte de peinture à l’eau, ce n’est pas seulement leur curiosité et leur plaisir que j’allais susciter, c’est aussi le mien.

A l’ouverture de la palette, j’ai ressentie l’envie de poser de la couleur partout sur la feuille que j’avais devant moi.

A vrai dire, je suivais depuis quelques temps déjà, des illustratrices et illustrateurs talentueux, qui faisaient notamment usage d’aquarelle et dont l’observation des dessins me procuraient de la joie: je voulais essayer.

Bref, voilà que s’annonçaient quelques semaines imposées de ralentissement du temps, toutes trouvées, pour s’essayer à l’exercice de dessiner.

Premiers dessins Mline

Alors que rester enfermée chez soi, s’annonçait plus long que prévu, je multipliais les séances de dessin, de coloriage, de peinture à l’eau avec les enfants… ou pas.

J’attendais avec impatience ces temps de pause que je m’octroyais, où je partageais à la fois un moment calme et privilégié avec ma fille et mon fils, et qui, par ailleurs, me faisait me sentir “bien”.

Une fois libérée de l’injonction de rester enfermée, toujours intéressée par l’illustration, j’apprenais qu’une boutique qui vendait des réalisations de certaines de mes illustratrices et illustrateurs préférés, non loin de chez moi; organisait également des ateliers conduit par les principaux intéressés, autour de différents médiums/techniques.
BANCO ! Je réservais ma place pour un atelier “façades japonaises à l’aquarelle”.

Première aquarelle Mline

Bien sûr, c’est l’extase, la révélation, je sors de la boutique en me disant que je veux dessiner, j’en ai l’envie irrésistible, je pense déjà à mon prochain projet.
J’investis dans du matériel: exit la palette de peinture à l’eau pour enfants et bonjour l’aquarelle fine de qualité, les stylos à l’encre de Chine indélébiles, non transférables et en avant pour les premières réalisations!

Très vite, à défaut de technique, je dessine des formes, je choisis des couleurs, je les multiplie, remplis mes feuilles et éprouve à la fois, du plaisir à la réalisation, et de la satisfaction, voire de la fierté, à la vue du résultat.

Premiers dessins méditatifs Mline

C’est une période de ma vie particulière, je suis fraîchement divorcée: j’apprivoise ma vie de trentenaire indépendante, maman en garde alternée et toute nouvelle manager dans une entreprise que je viens d’intégrer, en construisant une nouvelle relation sentimentale atypique et incertaine.
Sans surprise, c’est donc aussi une période où je consulte une psychologue pour m’aider à transformer l’essai dans cette étape de ma vie plutôt chargée, à qui je parle de tout, y compris de mon besoin récent de dessiner…

Eurêka, tout s’éclaire, je fais du dessin méditatif, c’est donc cela.

J’apprends qu’en fait, on est nombreux à en faire, spontanément.

Je me rends même compte, que j’en fais depuis bien plus longtemps que je ne l’imaginais, sans le savoir.
Toutes ses étoiles gribouillées sur mes notes au lycée et à l’université : du dessin méditatif.
Toutes ces guirlandes de fleurs et ces paquets de bulles sur mes cahiers de réunion au travail : du dessin méditatif.
Mon goût pour l’écriture, mon soin à écrire, mes tentatives de bullet journal: une forme de dessin méditatif ?

Et la vie, mes nouveaux défis du quotidien sont prolifiques : je peux vous dire que lorsqu’on se retrouve seule à gérer le budget, les enfants (une semaine sur deux certes), une équipe d’une dizaine de personne, sa vie (lol); on éprouve souvent le besoin de dessiner !

J’alterne ainsi des cycles d’angoisse, de stress, plus ou moins importants avec des périodes plus calmes et donc, plus où moins productifs en matière de dessin, avec toujours le même sentiment de bien-être à l’issue, et d’équilibre que cela me procure entre intensité professionnelle, intellectuelle, émotionnelle et créativité.

Les années passent, je prends davantage de responsabilités, et cette habitude reste: je dessine quand j’ai besoin de me calmer, me concentrer, m’apaiser.

Et comme, en tant qu’être humain faisant partie de cette société, je ne peux que constater, comme vous tous, que la tendance n’est pas au ralentissement de nos vies et à la détente; je développe cette conviction, que dessiner pourrait aider pas mal de gens autour de moi.
J’aimerais que les personnes qui souffrent le plus du stress ou de l’angoisse, s’essayent à l’exercice.
D’ailleurs, il y a des personnes qui en ont fait leur métier: l’art thérapie, et qui aide les personnes qui souffrent psychiquement, physiquement, grâce à l’art, sous toutes ses formes.

Sauf que, ce n’est pas si simple : “je ne sais pas dessiner moi!”, “c’est joli ce que tu fais, mais je n’ai aucun talent pour ça!”, “la dernière fois que j’ai dessiné, je devais être en 3ème, et ce n’était pas brillant…”, et caetera, et caetera.

STOP!
Petit rappel, ami lecteur, je n’ai rien d’un Picasso, d’un Matisse, ou d’un Léonard De Vinci. Je n’ai appris aucune technique enseignée dans une école légitime en beaux-arts, je n’expose nul part, je ne suis pas reconnue pour mon travail “artistique”.
Non, je dessine juste pour le plaisir, comme une enfant de 5 ans, qui s’émerveille de voir que le trait de son crayon est capable de tant de choses et que la couleur rend potentiellement le motif plus beau.

Alors j’y ai réfléchi…

Je me suis aperçue, qu’en tant qu’adulte, plus on vieillit, plus on a tendance à s’interdire des choses, par peur de mal faire, de ne pas savoir faire, ou de ne plus savoir faire.

BREAKING NEWS! Le dessin, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Le dessin c’est comme le sport, le tout c’est de s’y mettre. Le dessin est à la portée de tous, il suffit juste de commencer par tracer un trait.

Après avoir pris conscience qu’on était pas tous inspirés par des images sur Pinterest, Instagram et autres visuels trouvés sur Google, après avoir lu une publication sur une expérience sur des enfants de 7 à 17 ans datant de 1914 (à consulter ici), sur le fait que le plaisir du dessin pouvait être proportionnel à notre capacité à reproduire facilement ce que l’on voit, après avoir par moi-même constaté qu’une fois que j’ai trouvé mon motif de départ, je n’ai plus qu’à dérouler mon dessin assez aisément; je me suis dit que je savais ce que j’allais vous proposer: du dessin méditatif guidé.

L’idée est simple: comme on remplit des pages de boucles, de ponts, de barres, tout enfant qu’on est dans l’apprentissage de l’écriture; je me suis donné pour ambition de vous proposer des pages de motifs, comme on propose des pages d’écriture.

Fini de se demander si on est assez doué : certains de mes motifs sont très simples à reproduire.
Fini de se dire qu’on a pas d’idées : je créé différentes catégories/thèmes avec plusieurs patterns (modèles) au gré de vos envies.
Fini de se dire qu’on a pas le temps : il suffit d’imprimer le modèle et de le glisser dans son sac de cours, sa pochette de travail, sur son bureau; pour le sortir dès que l’envie, le temps, le besoin se manifeste.

Il ne vous manque plus qu’une chose : du papier et un crayon (et plus si affinités).

Alors lancez-vous, montrez-moi, partagez-moi ce que vous faites et n’hésitez pas à me contacter pour me proposer des idées de motifs, de catégories, que vous voudriez que j’explore pour produire de nouveaux patterns à dessiner.

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