Définition du dessin méditatif
Le dessin méditatif est une pratique qui consiste à dessiner en état de présence, sans objectif esthétique, sans performance, sans jugement.
Il s’agit souvent de motifs répétitifs, intuitifs.
Il ne s’agit pas d’une méthode de dessin, il n’est pas destiné à produire une œuvre d’art, il n’a pas pour but d’être joli car l’important n’est pas tant le résultat, que le processus.
Le dessin méditatif est plutôt focus sur le geste, le tracé, la sensation du crayon (ou autre outil) sur le support. Le plaisir naît de cette attention sur le ressenti. Il procure un état de présence, qui provoque l’impression d’un ralentissement, d’une connexion à soi telle qu’en séance de méditation classique.
On parle de « méditation active », comme pour la marche consciente, la sophrologie ou le yoga.
Pour les adeptes du tricot, de la couture ou du crochet, c’est exactement le même état de déconnexion qui est vécu. Tout comme le geste est répétitif, la répétition du motif met le cerveau comme en pause et apaise.
Les origines du dessin méditatif
La répétition de motifs à l’infini ne date pas d’hier : les mandalas bouddhistes et hindous, les motifs géométriques islamiques, les peintures rupestres, les rosaces médiévales ou les motifs antiques et égyptiens… tout ça finalement, c’était déjà du dessin méditatif.

Et probablement que les gribouillis que vous faites sur une feuille quand vous êtes au téléphone, en cours, en réunion, sont également du dessin méditatif.

Mais la théorisation de l’effet sur l’état mental des gens est lui tout à fait récent puisque celui qui a fait le lien entre la conscience et le dessin c’est Carl Gustav Jung (1875-1961).
Psychiatre Suisse de renom, à l’origine de la psychologie analytique tournée vers l’inconscient, il mettait en image ses émotions à travers des formats proches des mandalas.
« En m’appuyant sur ces images, je pouvais observer, jour après jour, les transformations psychiques qui s’opéraient en moi« .
Cette méthode lui permettait d’accéder à son inconscient, retrouver un équilibre psychique en favorisant l’unification intérieure de son être, tout comme le dessin méditatif.
En parallèle, dans les années 70, débarque le concept de méditation de pleine conscience portée par Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine à l’université du Massachusetts qui développe une méthode « laïque » de méditation, inspirée des enseignements bouddhistes traditionnels qu’il a reçu.
Entre 1970 et 2000, se développent ainsi des formes de méditations accessibles, non religieuses et compatibles avec la vie moderne et le dessin devient une forme méditation alternative.
Différentes formes de dessin méditatif
Depuis les mandalas de Carl Jung, jusqu’à la pratique du dessin méditatif aujourd’hui, sont apparues différentes formes de dessin méditatif qui en constitue aujourd’hui le paysage.
Dès les années 60, l’artiste français, Jean Dubuffet, s’apercevra que les gribouillages machinaux qu’il réalise lors de ses conversations téléphoniques sont dignes d’intérêt artistique et s’ensuivra une série de tableaux augurant les prémices du « doodling ». Depuis, Keith Haring ou Sam Cox (alias Mr. Doodle) ont mis en avant cette pratique.

On la retrouve désormais à l’honneur dans des livres comme Doodle créatif chez la maison d’édition Eyrolles par Julie Adore ou A doodle a day keeps the stress away de Tamara Michael.
Dans les années 2000, c’est aux Etats-Unis que Marie Thomas et Rick Roberts, créent le concept du « Zentangle ». Cette méthode déposée, consiste à dessiner sur un carré petit format, dans un ordre précis, des motifs inspirés de la géométrie fractale.
Sur internet, nombreux sont les créateurs de contenus qui portent à voir la pratique du dessin méditatif, que ce soit sur Pinterest ou sur Instagram, chacun à son univers, sa manière de pratiquer cette activité, avec toujours les mêmes objectifs : se détendre grâce au tracé de motifs répétitifs.
Les bienfaits du dessin
Car en effet, les bienfaits du dessin, et de l’art plus généralement sur la santé émotionnelle et mentale, ont ainsi été plusieurs fois démontrés.
Une étude réalisée en 2016, dans une université de Philadelphie incluant 39 adultes âgés entre 18 et 59 ans, a démontré que 75% des participants avaient vu leur taux de cortisol (hormone du stress) diminuer au cours d’une séance d’art graphique de 45 minutes.
Certaines personnes déclaraient même se sentir apaisées 5 minutes après le début de la séance (confère l’article suivant Reduction of Cortisol Levels and Participants’ Responses Following Art Making).
Par ailleurs, l’art a su démontrer ses vertus : depuis le 19ème siècle et les pièces de théâtre en milieu hospitalier par le Marquis de Sade, en passant par le peintre britannique Adrian Hill et son livre « l’art contre la maladie » en 1945, jusqu’aux plans Alzheimer, Cancer et Autisme mis en place depuis 2008 en France, incluant cette pratique.
Que ce soit la musique, le théâtre, ou bien sûr le dessin, l’art aide à mieux se sentir dans son corps et dans sa tête, y compris seulement en l’observant.
Une étude menée par l’University College of London, a observé que les personnes faisant au moins une visite culturelle par mois, réduisent de plus de 30% les risques de souffrir de dépression notamment.

Hé oui, le plaisir des yeux active la dopamine, l’hormone du plaisir : regarder une œuvre d’art contribue à être heureux !
Dessin-méditatif.fr: le dessin méditatif guidé en autonomie
C’est forte de tous ces enseignements et de ma pratique personnelle que j’ai développé le concept de dessin-meditatif.fr.
Un motif facile à répéter, pour déconnecter le cerveau.
Un motif agréable à tracer, pour se recentrer sur la sensation dans le moment présent.
Un motif joli à regarder, pour produire la dopamine.
Prendre autant de plaisir à faire, qu’à regarder le dessin, c’est ma mission.
C’est pour cela que je conçois des modèles sur différents thèmes (il y en aura bien un qui vous plaira), dans différents formats (parce qu’on a pas tous le même temps à consacrer au dessin), dans différents niveaux de difficulté (parce qu’on a pas tous le même niveau de tracé), avec toujours cette conviction : tout le monde peut dessiner et en ressentir les bienfaits.
J’espère que cela vous donnera envie d’essayer !
